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MALI : LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION INVITE LES RÉGULATEURS DES TÉLÉCOMMUNICATIONS À ACCORDER UNE ATTENTION AU DÉVELOPPEMENT DE CE SECTEUR.

Les régulateurs de télécommunications/de l’Afrique de l’Ouest (Artao) étaient en conclave les 7 et 8 novembre 2023 à l’hôtel Azalaï pour adopter leurs Statuts révisés. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, qui avait à ses côtés les responsables de l’Artao.
Au cours de cette Assemblée, il s’agissait pour les régulateurs de télécommunications/de l’Afrique de l’Ouest d’adapter les textes régissant la télécommunication dans l’espace ouest africain aux réalités du moment. La cérémonie d’ouverture a été une tribune pour Saïdou Pona Sankaré (Président de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des Postes “AMRTP” et Président du Comité exécutif de l’Artao de rappeler qu’il y a deux décennies les autorités de régulation avaient conduit avec détermination, en liaison avec les hautes autorités des Etats membres de l’Artao, le processus de libéralisation du secteur des télécommunications des Tics et des Postes.

“Si au départ, nos ambitions étaient de développer les services classique des télécommunications, telle que la voix (fixe et mobile) et le SMS, de nos jours, les évolutions, voire les ruptures technologiques ont conféré au secteur une dimension nouvelle, une envergure plus large, qui placent aux confluences de toutes les activités socioéconomiques. Le téléphone classique est potentiellement, et parfois pratiquement, une banque, une radio, une télévision, un magasin, etc. Autrement dit, notre secteur est le socle premier de l’économie numérique. Etre en capacité, notamment au titre de l’Etat, de s’occuper professionnellement des télécoms, des Postes, des Tics, qui intéressent d’une façon ou d’une autre, l’ensemble des couches socioéconomiques de nos pays tout entier est un privilège exigeant de chacun de nous un engagement plein. Les réformes engagées, et sans cesse entretenues par nos gouvernements, ont permis de réaliser des avancées sans précédents dans le secteur des télécommunications.
Les objectifs assignés à ces réformes tendent à optimiser les capacités de nos Autorités de régulation à renforcer la large démocratisation de l’accès aux services de télécommunications et le soutien du secteur à l’économie nationale. Nous constituons ensemble l’un des acteurs majeurs de cette révolution. Nos efforts doivent être soutenus pour renforcer la large démocratisation de l’accès à la téléphonie tant en termes de couverture de nos pays par les réseaux de télécommunication que de baisse drastique des coûts/tarifs. Tous les segments de marché, tous les services de télécommunications doivent être concernés par une baisse très importante à la fois des coûts d’accès et des tarifs. Les opérateurs de télécommunications et les autres acteurs qui doivent leur présence à ces réformes, contribuent tous au développement. Ils créent des milliers d’emplois de toute nature et de toutes catégories. Singulièrement en faveur des populations dont l’insertion socioprofessionnelle est la plus malaisée au regard de leur niveau peu élevé d’instruction et d’éducation. Ils permettent à nos concitoyens remarquablement bien formés d’occuper des postes de haut niveau, parfois en rentrant de l’étranger. Ce qui est en soi appréciable car les hauts potentiels nationaux se mettent directement au service de nos pays”, a-t-il déclaré.
A son entendement, le régulateur doit faciliter, permettre, entre autres, l’extension du réseau aux localités les plus reculées ; la modernisation et la sécurisation des réseaux mobiles, fixes et Internet ; l’introduction de services innovants. “Ainsi, c’est notre rôle et notre responsabilité, au nom de nos Etats, d’aménager les conditions de toute nature permettant d’assurer pour les acteurs du secteur un environnement favorable à un tel pilotage dynamique des activités télécoms postales et Tics. Le régulateur doit pouvoir, notamment, accompagner les acteurs du secteur de manière spécifique, pour apporter souffle et vigueur à leurs activités, constituant par nature un support à celles d’une multitude d’autres agents socioéconomiques. Cependant, le défi est, non seulement de s’adapter, mais également d’anticiper sur les évolutions auxquelles notre secteur est et sera confronté. Cet exercice, nous ne saurons le réaliser qu’avec des textes adaptés. Nos textes fondateurs étaient bien adaptés au contexte d’alors. Il s’agissait, à l’époque, de basiquement disposer des réseaux et des services de base. Nous avons pris en charge la régulation sectorielle dans nos pays respectifs et dans notre cadre actuel de concertation. Cette prise en charge nous a permis de dénombrer quelques sujets de fond, qui nous semblaient alors mériter une attention particulière que nous leur avons bien évidemment apporté. Ils portent, sans être exhaustifs sur, entre autres, l’appréhension des services nouveaux liés à l’évolution technologique rapide dans le secteur ; l’articulation des règles de compétence ; la détermination de marchés pertinents nouveaux ; la stratégie opérationnelle en matière de service universel ; la gouvernance d’Internet ; l’interconnexion ; les conditions et modalités de partage d’infrastructures ; le développement physique des réseaux de télécommunication”, a-t-il rappelé.
Il a fait savoir qu’une équipe de juristes a été mise en place. Cette équipe a produit, en 6 mois, un avant-projet de document qui a été transmis au Comité qui ordonna d’organiser des réunions plus larges et ouvertes à tous les pays. Ainsi, deux réunions ont été organisées pour examiner le document. Et les résultats de ces travaux sont soumis en Assemblée à Bamako pour adoption.
En ouvrant l’Assemblée générale extraordinaire, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène a trouvé normal de voir l’Artao suivre la même évolution tracée par les politiques, les cadres politique et réglementaire des télécommunications harmonisés. Selon lui, les régulateurs sont sans aucun doute les meilleurs conseillers pour la prise en charge ou l’anticipation sur l’évolution du secteur des télécommunications au vue de leurs liens permanents avec les différents acteurs. “Nous ne cessons de le dire, le Secteur des télécommunications est sans aucun doute celui qui a plus d’interactions avec d’autres comme celui des finances, des échanges commerciaux, de l’éducation, des jeux et de la sécurité, et tant d’autres, Il est le secteur qui compte le plus grand nombre d’utilisateurs de services. Notre secteur est celui qui se trouve aujourd’hui à la croisée de plusieurs autres secteurs et avec l’émergence de la Data, il n’arrête pas d’élargir ses domaines illimités d’intervention. La bonne marche de ce secteur permet de prendre de l’avance de rattraper le retard accusé dans d’autres secteurs. Les communications électroniques peuvent servir de levier pour le développement général et celui de notre économie en particulier. Chers régulateurs, je vous invite à accorder une attention au développement de ce secteur qui est un outil non seulement de communication mais une valeur ajoutée”, a-t-il dit.
Le ministre a conseillé les régulateurs à se mettre ensemble et agir de concert pour satisfaire les attentes des populations. Il a espéré que les Statuts révisés qui seront adoptés par la présente Assemblée générale extraordinaire donneront les moyens aux régulateurs afin de jouer pleinement leur rôle de Régulateur au profit des populations de l’Afrique de l’Ouest.
Siaka DOUMBIA

Source : Aujourd’hui-Mali